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Children World Tour en Zambie

Notre neuvième et troisième mission africaine s’est conclue il y a 3 jours dans un village proche de Livingstone dans le sud de la Zambie. L’expérience précédente avait été géniale sur tous les points de vues donc nous attendions avec impatience d’aider les enfants en Zambie. Ce fut inoubliable… Quel accueil et quelle générosité de la part des locaux. Comme d’habitude, nous avons l’impression de recevoir bien plus de leur part que ce que nous leur offrons… Ce fut un échange magnifique et nous vous le racontons dans les paragraphes suivants.


En parallèle de cet article retraçant nos actions humanitaires, nous vous invitons à lire notre article : « Notre voyage en Zambie » où vous trouverez des informations sur notre parcours et nos coups de cœur. De plus, une vidéo récapitulative de notre mission est disponible sur Youtube. Elle retrace nos deux semaines passées aux quatre cpins de la Zambie à travers les parc nationaux ainsi que nos 3 jours dans la Simmonga Thandizani Trust School.


Problématique


La Zambie est un pays plus développé que son pays voisin le Zimbabwe. Comme le Botswana et la Namibie, elle est une démocratie qui évolue au fil des années. Néanmoins, la Zambie reste un pays très pauvre avec près de 70% de la population vivant sous le seuil de pauvreté.

L’école « Simoonga Thandizani Trust School » est située à 20 min de la ville de Livingstone, dans le sud de la Zambie (à 25 km de la frontière Zimbabwéenne). Elle possède 382 élèves : 192 filles et 190 garçons. Agés de 1 à 14 ans, les élèves sont répartis en différentes classes allant de la « baby classe » à la « classe 7 ». Ensuite, ils quittent cette institution pour se rendre dans un équivalent de notre lycée avant d’intégrer l’université réservée à l’élite.

L’école fut créée il y a 5 ans par le directeur Edwin qui accueillit chez lui 4 enfants pour les instruire. En 2015, une touriste américaine de 60 ans nommée Tammy décida de financer une école pour ce village. Elle devint marraine de l’école en finançant la construction de plusieurs bâtiments. En plus de cela, elle donne mensuellement 700 dollars pour le bon fonctionnement de l’institution (repas quotidien pour les enfants ainsi que le paiement du salaire des neuf professeurs et des deux cuisiniers). L’école est donc gratuite pour les 382 élèves. Avec cet argent, Edwin décida d’acheter un terrain et fit construire 3 bâtiments. De l’autre côté de la route se trouve un immense terrain vague : terrain de football, terrain de netball et terrain de volleyball y cohabitent.



Les enfants vont à l’école tous les jours de la semaine et bénéficient d’un mois de vacances tous les semestres. L’arrivée se fait à 7h chaque matin : 10 min de chants sont obligatoires, incluant l’hymne national de la Zambie. Ensuite, ils vont dans leur classe respective et « étudient » jusqu’à midi. Durant nos 3 jours sur place, nous n’avons pas senti une grande assiduité des élèves ni des professeurs. Le jeu a une place très importante dans le déroulement de la journée.

À midi, les deux cuisiniers commencent le service pour tous les élèves. Les cinquante plus petits mangent en premier. Ils ont 10 minutes pour manger et faire la vaisselle de leur assiette. Celle ci servira de nouveau pour la deuxième vague de cinquante élèves. Cela évite une vaisselle astronomique pour les cuisiniers.



À 14 heures, tous les enfants traversent la route ensemble pour se rendre au terrain vague. Différents jeux et sports sont au programme. Aucun débordement n’a jamais lieu car les enfants sont habitués à cette liberté. Néanmoins lors de notre premier jour, un éléphant fut aperçu à quelques dizaines de mètres du terrain. Les professeurs l’ont fait partir (ils ont l’habitude) pour la sécurité des enfants.



À 15h30, c’est l’heure de rentrer pour tous le monde. En effet, la nuit tombe vite en hiver et certains enfants marchent 5 km pour venir. À la tombée du jour, les éléphants et les hippopotames sortent du Zambèze et viennent dans cette zone. Partir plus tard ferait donc prendre trop de risque aux élèves. Les rencontres animaux-enfants n’arrivent pas tous les jours car la région de Livingstone a été frappé par beaucoup de braconnage et le nombre d’animaux a réduit considérablement lors de ces dernières années.

Enfin, le directeur essaye comme il peut de faire de la publicité pour le développement de son école grâce au volontariat. De ce fait, des tentes sont disponibles pour chaque volontaire. Les trois repas quotidiens sont offerts, la wifi est la plupart du temps disponible (ce qui est à peine croyable compte tenu du lieu perdu de l’école) et le nettoyage hebdomadaire de ses affaires personnelles est aussi possible. Il s’agit du meilleur accueil que nous avons eu jusqu’à présent.




Nos actions sur place


Nous avons passé 3 jours dans la Thandizani Trust school. Nous ne nous sommes pas ennuyés un seul instant. Avec 380 enfants à charge, les activités sont nombreuses.

Premièrement, nous avons intégré les classes chaque matinée afin de donner des cours à la place des professeurs. Mathématiques, géographie, histoire et français furent au programme. Les questions fusaient et il était difficile de faire un cours sérieux sans interruption. De plus, nous avons trouvé beaucoup d’enfants en difficulté.

C’est pourquoi nous avons dépensé la quasi-totalité de notre budget dans l’achat de matériels scolaires pour les élèves à hauteur de 550 euros. En effet, ils ne possédaient aucun effet personnel ni aucun manuel pour étudier. Nous avons donc choisi d’acheter 140 manuels scolaires, soit 20 par classe (pour les grades 1 jusqu’à 7).

Les livres concernent les matières suivantes : Anglais, mathématiques, technologie et création, étude du comportement ainsi que sciences. De plus, l’achat de manuels pour les professeurs fut aussi nécessaire car les leurs étaient obsolètes et plus en accord avec les problématiques actuelles.


Deuxièmement, nous avons aidé chaque midi les cuisiniers à servir les élèves. Ils font un travail formidable car la quantité de nourriture à préparer est titanesque. Un coup de main pour le service leur permet de souffler un peu.

Troisièmement, nous avons beaucoup joué avec les enfants chaque après midi. Thomas était au football quand Etienne était au Netball (variante africaine du Basketball). Nous occupions ensemble l’espace du terrain vague. Pour la pratique de ces sports, nous avons acheté cinq ballons de football et volleyball.



En plus, nous avons initié les enfants au Kick-boxing et Taekwondo avec les 2 autres volontaires. À l’inverse, ce sont les enfants qui nous ont initié au djembé.

Quatrièmement, nous avons déchargé pendant 2heures un grand camion remplis de parpaings servant à la future construction des toilettes réservés au filles. Heureusement que nous étions 15 sinon nous en aurions eu pour le mois d’aout entier.


Le futur de Simoonga Thandizani Trust School 


Non aidée par l’état, cette école survie uniquement grâce aux dons mensuels de l’Américaine Tammy. Contrairement à la culture européenne, nous avons remarqué que les « africains » ont tendance à vivre au jour le jour. C’est pourquoi le professeur a préféré accueillir tous les enfants et ne pas épargner d’argent en cas de coup dur. Ce choix a des bons et des mauvais côtés. Pour atténuer les mauvais, des actions peuvent être entreprises :

  • Effectuer une mission de volontariat. Vous serez intégré à une école au milieu de la brousse et bénéficierez d’un accueil incroyable

  • Subventionner l’école afin d’aider à la finalisation des toilettes pour filles. Le montant attendu est de 2500 dollars. Il y a des probabilités pour que le projet ne se termine malheureusement jamais

  • Subventionner l’école afin de construire un bâtiment pour les enfants de 1 à 7 ans. Ils sont actuellement dans abris de fortune fait de cartons avec un toit en paille. La luminosité y est quasiment nulle, les conditions de vies des enfants dans cet espace sont donc mauvaises.

  • Les suivre sur leurs réseaux sociaux Instagram Facebook

  • Subventionner l’école pour la construction d’un puit. Ils sont obligés de faire venir l’eau par un tuyau du village voisin. Il est fréquent que l’eau ne soit pas disponible et que les repas du midi soient annulés. Le montant du devis est de 5000 euros


Enfin, nous avons rencontré un ancien élève de cette école ; il s’appelle Steven et il a 19 ans. Incroyablement sympathique, il est l’ancien meilleur élève de la Thandizani school. Il vient de terminer ses années de « lycée » à la première place de toute son école. Malheureusement ses parents sont très pauvres et il ne peut pas se payer ses frais d’études d’ingénieur en aéronautique à l’université.

Il nous a donc demandé de lancer un appel aux dons pour lui payer sa première année d’étude. Les frais de scolarité pour une année entière sont de 4500 kwachas, soit 321 euros. Si vous voulez aider un bon garçon à réaliser son rêve, alors n’hésitez pas.


Conclusion


Si nous avions le droit qu’à un mot pour décrire cette mission, « formidable » résumerait à la perfection nos 3 jours passés dans cette école. L’accueil fut remarquable : les enseignants comme les enfants sont d’une gentillesse à peine croyable. Au bout de quelques heures, nous avions le sentiment de faire parti de leur famille. Un vrai fossé est visible entre l’Afrique du sud et les pays plus au nord. Nous avons créé ce projet pour espérer vivre des échanges inoubliables, ceux vécus en Zambie et au Zimbabwe furent au dessus de nos attentes. Nous avons parfois l’impression de nous répéter car nous vivons que des bonnes expériences. Mais si vous deviez partir aider des enfants, alors foncez en Zambie à la Thandizani school , vous ne serez pas déçus.

Nous vous mettons à disposition notre tableau récapitulatif de nos dépenses en Afrique du Sud avec le compte Children World Tour.


N’hésitez pas à nous transmettre vos commentaires et à nous contacter si vous souhaitez aider cette école !


À bientôt,

Children World Tour