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Children World Tour en Tanzanie

Notre mission en Tanzanie fut la onzième effectuée depuis notre départ. Nous nous sommes rendus dans un petit village à coté de la ville Mto wa Mbu dans le nord de la Tanzanie. Ce village est en terre « Maasaî ». Ce peuple est l’un des plus célèbres d’Afrique car ils sont reconnus comme les meilleurs guerriers du continent. Vous avez pu les voir dans le « Rendez vous en terre inconnue » avec Mélissa Theuriau. Pendant 4 jours, nous nous sommes sentis plus utile que jamais grâce au budget que nous leur avons apporté : nous avons réalisé beaucoup de projets différents. Tout est raconté dans les paragraphes suivants !


En parallèle de cet article retraçant nos actions humanitaires, nous vous invitons à lire notre article : « Notre séjour en Tanzanie » où vous trouverez des informations sur notre parcours et nos coups de cœur. De plus, une vidéo récapitulative de notre mission est disponible sur Youtube. Elle retrace notre séjour à Zanzibar et sur le continent ainsi que nos 4 jours dans l’orphelinat « Jovial ».


Problématique


La Tanzanie est l’un des pays africains recevant le plus de touristes européens chaque année. Néanmoins il reste un pays très pauvre car les richesses se concentrent uniquement à certains endroits : Zanzibar ou Arusha à travers les agences de tourismes ou Dar Es Salaam centre économique. De ce fait, le salaire moyen n’est estimé qu’à 200 euros par mois. Le pays possède d’énormes ressources mais elles ne sont pas exploitées. La corruption et les conditions de vies difficiles nuisent au développement du pays. De ce fait, nous avons choisi de nous rendre dans une région sans tourisme pour y aider une population délaissée par l’aide internationale. Une fois de plus, nous sentons que la prochaine génération va être fondamentale pour le développement du pays et leur accès à une bonne éducation est primordial. Ici, le problème n’est pas uniquement éducatif : l’accès à la nourriture est un frein à la croissance des enfants.



Description de l’orphelinat


L’orphelinat fut créé en 2010 par l’actuel directeur Richard. Précédemment fermier, il a décidé de fonder cet orphelinat pour venir en aide aux enfants de la région, abandonnés par leurs parents. Il a utilisé toutes ses économies pout le fonctionnement de l’orphelinat. Il a tout d’abord loué un établissement à l’état. Il y a 5 ans, il a construit les actuels bâtiments grâce à ses économies. À ce jour, le centre accueil 15 enfants âgés de 5 à 14 ans ; 9 filles et 6 garçons.


Répartis en 3 chambres, ils dorment à 2 ou 3 selon les âges dans le même lit superposé. Ils vivent à temps plein à l’orphelinat, reçoivent 3 repas par jours et seront accompagnés jusqu’à leur 18 ans. Les 9 enfants de 6 à 12 ans vont dans la « primary school » et les 4 âgés de 12 à 14 ans vont dans la « secondary school ». Il s’agit respectivement de notre équivalent école primaire et collège. Pour les 2 plus jeunes, Richard s’occupe de leur éducation et les prépare à l’entrée dans la primary school.


Tous les étudiants de la primary school vont à l’école à pied chaque matin à 8h et reviennent à pied autour de 16h30. Située à 3km de l’orphelinat, ils effectuent donc 6 km de marche par jour.

Il y a 4 mois, Richard s’est lancé dans un énorme défi. Construire un poulailler afin de diversifier l’alimentation des enfants. En effet, tous les repas sont constitués uniquement de riz, de pommes de terre et d’haricots rouges. La présence de plusieurs poules pourrait changer l’alimentation des enfants avec un apport en protéines plus important. Malheureusement, le manque de fonds lui a fait mettre le projet en arrêt.

Les revenus du centre sont très faibles. L’état ne le subventionne pas et il ne leur fournit de la nourriture qu’à Noël. Richard arrive à faire vivre le centre grâce à la vente de son élevage de bananes. Il possède un terrain à côté de l’école où de nombreux bananiers fournissent plusieurs fois dans l’année une récolte.

Aussi, l’orphelinat reçoit occasionnellement des volontaires. Ils contribuent au développement du centre et à l’éducation des enfants.

Enfin, « Jovial orphans » est situé assez proche de la route menant au parc national du Ngorongoro. Il nous a dit que deux fois par an en moyenne des touristes sont conduits par leur agence pour découvrir le centre. Grâce à ces visites, Jovial orphans récolte un peu d’argent pour pouvoir s’acheter de la nourriture.



Enfin, c’est la première fois que nous avons autant vu les enfants participer aux tâches ménagères. Filles comme garçons, tous se relaient pour faire la vaisselle, la lessive ou pour la préparation des repas. Nous nous sommes sentis vraiment concernés car même Jeannette, 5 ans, passait de longues minutes le dos courbé pour faire la lessive. Nous ne pouvions pas rester les bras croisés, cela nous fait vraiment plaisir de les aider dans leurs tâches quotidiennes.



Nos actions sur place


Nous avons passé 4 jours dans l’orphelinat « Jovial Orphans » et nos activités ont été très variées.

Premièrement, nous avons passé une demi journée à acheter tout le matériel pour la construction du poulailler : grillage, poutres, toiture, ciment… Richard était vraiment heureux de voir tout le matériel réuni pour concrétiser son projet ambitieux.

Ensuite nous nous sommes mis au travail avec l’aide de deux ouvriers charpentiers et deux amis de Richard venus nous aider.


Pendant 3 jours, nous les aiderons par intermittence car nous avions d’autres missions à effectuer sur place.

Les enfants manquaient cruellement de matériels scolaires donc nous avons été avec Richard dans un magasin de la ville la plus proche pour acheter livres, cahiers, stylos et tout le matériel nécessaire pour pouvoir étudier convenablement.

Ensuite nous avons été à 2 km de l’orphelinat dans le marché Maasaï qui a lieu chaque jeudi. Cette expérience fut très typique car nous avons pu voir pour la première fois ce peuple mythique de guerriers connu dans le monde entier. Nous les rencontrerons véritablement deux jours après dans leur village. Au marché, nous avons acheté pleins de vêtements pour les 9 filles.

Puis nous avons été dans le plus gros « marchand » de nourriture de la ville pour pouvoir acheter le maximum de nourriture stockable et non périssable ( riz, sucre, huile et farine).

Enfin, nous nous sommes rendus à la primary school pour payer les frais scolaires des 9 élèves de l’orphelinat. L’école est gratuite mais les enfants doivent payer la nourriture du midi ( 2 euros 50 par an). Ils sont mélangés à d’autres élèves donc nous avons du nous présenter une nouvelle fois. Grâce à notre budget restant, nous avons réussi à payer 2 ans de frais d’études pour les 9 enfants de la primary school et un an de frais d’études pour les 4 enfants de la secondary school.



Aussi, nous nous sommes rendus dans un village Maasaï à quelques kilomètres de l’orphelinat. Nous y avons passé une journée et avons aidé la communauté à petite échelle pour du matériel scolaire. Une école financée par un homme Italien a vu le jour il y a quelques années mais la communauté peine à renouveler le matériel. Nous avons donc pensé bon d’aider ces personnes d’un accueil formidable.


Le futur de l'orphelinat


Financé exclusivement par les récoltes de bananes et les dons de quelques volontaires, l’orphelinat ne possède pas assez de place ni assez de nourriture pour accueillir d’autres enfants.


De nombreuses actions peuvent être mise en place pour leur venir en aide :

  • Financer le prochain projet de Richard déjà partiellement payé : L’achat d’un terrain permettant la construction d’un grand bassin pour accueillir des poissons. Cela leur permettrait d’en faire commerce et de nourrir les enfants

  • Effectuer une mission de volontariat. Les 20 dollars quotidiens donnés au centre seront vitaux pour la survie de l’orphelinat. Cet argent comprend les 3 repas et la nuit dans un lit avec matelas.

  • Les suivre sur leurs réseaux Instagram et Facebook pour donner de la visibilité à leur cause



Conclusion


Nous avons énormément ressenti l’importance de notre passage dans cet établissement. Grâce à notre budget, nous avons réussi à changer le quotidien des enfants sur le plan scolaire et alimentaire. C’est la première fois que nous avons autant diversifié nos actions. Nous espérons que ces actions vont en engendrer d’autres et que le centre pourra se développer dans les années à venir. L’accueil de Richard et de sa femme a été très bon mais le centre est plus pauvre que nos précédents. De ce fait les conditions de vies étaient plus dures qu’en Zambie.

Par exemple : douche au seau d’eau, plat de riz midi et soir ou lit une place pour deux (nous avons donc déployé notre tente).


Nous vous mettons à disposition notre tableau récapitulatif de nos dépenses en Tanzanie avec le compte Children World Tour.


N’hésitez pas à nous transmettre vos commentaires et à nous contacter si vous souhaitez aider cet orphelinat !


À bientôt,

Children World Tour

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