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Children World Tour en Namibie

Notre mission en Namibie fut la treizième mission effectuée depuis notre départ et la dernière en Afrique. Confrontés à des inégalités de richesse parmi les plus fortes en Afrique, nous avons décidé d’aider deux populations différentes. Premièrement la population des Himbas que vous avez pu voir dans « Rendez vous en terre inconnue » avec Murielle Robin. Pendant 3 jours, nous avons vécu à leurs côtés pour garantir un meilleur futur à leurs enfants. Deuxièmement nous avons côtoyé les enfants des rues de Windhoek. La problématique pour ces enfants est simple mais les solutions ont pourtant l’air compliqué. Nous avons passés 3 jours avec eux à tenter de leur redonner le sourire et à essayer de faire bouger leur situation.


En parallèle de cet article retraçant nos actions humanitaires, nous vous invitons à lire notre article : « Notre voyage en Namibie » où vous trouverez des informations sur notre parcours et nos coups de cœur. De plus, une vidéo récapitulative de notre mission est disponible sur Youtube. Elle retrace notre séjour auprès des enfants ainsi qu’à travers des paysages hors du commun.



Les Himbas


Problématique


Les Himbas vivent principalement dans le nord de la Namibie entre Opuwo et d’Epupa. D’une manière similaire aux ethnies que nous avions précédemment visitées en Ethiopie, ils vivent entre eux dans des villages reculés. Leurs conditions de vies restent précaires et l’accès à l’éducation très compliqué. En effet, les enfants vont dans une école à partir de 10 ans mais ils ne rattrapent jamais le retard qu’ils ont accumulé depuis leur naissance. La très grande majorité des enfants de 10 à 18 ans lâchent l’école et reviennent vivre à temps plein dans leur village pour l’élevage des bêtes. On compte sur les doigts d’une main les enfants Himbas diplômés d’une université Namibienne. L’amélioration des conditions de vies d’une population passe par une meilleure éducation. C’est pourquoi nous avons décidé de venir en aide aux plus jeunes.


Nous nous sommes rendus pendant 3 jours dans le village de Omatjandja, situé au nord de la Namibie à 40 min de la ville d’Opuwo. Après avoir visité le village, nous avons eu une discussion avec 10 femmes de tout âge (les hommes étaient partis pour plusieurs jours avec le bétail). Elles avaient beaucoup de questions sur notre mode de vie occidental et nous en avions autant sur le leur. Après 2 heures de discussions, nous avons pointé le problème principal que rencontre les enfants : l’éducation.



Pour les enfants âgés entre 3 et 10 ans, une « classe » est organisé chaque matin par Thom. Cette institutrice Himba tente tant bien que mal de rassembler les enfants des alentours pour les instruire. Les petits viennent de différents villages et peuvent marcher jusqu’à 5 km pour assister aux cours. Mais il n’y a pas de salle de classe, les 30 enfants se regroupent au pied d’un arbre. Un cercle fait en petite pierre délimite la classe…

Mais les cours donnés par Thom ne sont accessibles que 7 mois dans l’année et uniquement les matins. Premièrement la température les après-midi est insupportable et deuxièmement car la saison des pluies dure 5 mois.


Description de nos actions


Pour contrer les conditions climatiques difficiles pour les élèves, nous avons décidé de construire une salle de classe au milieu de nulle part, en plein « bush ». Notre interlocuteur et interprète Himba Vazandu nous a accompagné et prêté un 4x4 pour aller dans la ville d’Opuwo et acheter tout le matériel nécessaire à la construction de la salle de classe.

Nous avons acheté pour 350 euros de matériel de construction et avons embauché des travailleurs Himbas pour la réalisation de la salle de classe.


En une journée nous avons relevé le défi : fondations, murs, toit et fenêtres ont été construit en un peu plus de 12 heures. Les habitants des villages aux alentours venaient admirer l’avancement de la construction, encore inespéré l’avant veille. Nous avons pris un énorme plaisir à participer avec eux à cette réalisation solide et durable. Nous aurions pu faire appel à des ouvriers en ville plus qualifiés mais la construction de la classe pour les enfants Himbas par les parents Himbas est forte en signification.


Le futur des enfants



Nous espérons que cette construction poussera les enfants à venir quotidiennement en classe, qu’importe les saisons. La professeure possède de nombreux livres pour les instruire donc toutes les conditions primaires devraient maintenant être réunies pour performer. Ils seront sensés arriver plus instruit à l’école primaire à 10 ans grâce à une « pré classe » bien plus performante. Néanmoins, beaucoup d’enfants souffrent de sous alimentation et ne viennent pas à l’école car les parents ne leur donnent pas à manger à emporter pour le midi. De ce fait, les petits ne sont plus attentifs en classe dès 10heures et la professeure n’arrive plus à capter leur attention. Beaucoup d’enfants décident donc de rester chez eux et de manger « à leur faim » plutôt que d’aller à l’école. Grâce à cette construction et à notre discussion avec plusieurs mères Himbas, nous espérons un changement de mentalité à ce sujet.



Les enfants des rues de Windhoek


Problématique


90% de la richesse en Namibie est possédée par les 10% les plus riches. De ce fait, beaucoup de familles vivent dans une misère terrible et abandonnent leurs enfants faute de moyens pour les nourrir. Beaucoup d’enfants sont livrés à eux mêmes car très peu d’orphelinats existent dans ce pays. De ce fait, une centaine d’enfants se trouvent sans domicile dans la capitale. Beaucoup d’entre eux viennent de la ville de Gobabis située à 200 km à l’est. Ils sont parfois envoyés dans la capitale par des personnes pour récolter un maximum d’argent et leur redonner à leur retour contre leur protection.



Les enfants vivent jours et nuits dans les rues et sont confrontés à toutes les atrocités imaginables. Ils font quotidiennement la manche pour payer les dealers en échange de drogues.

Très peu de personne s’intéressent à cette cause. L’état a essayé d’envoyer quelques enfants dans des internats pour les séparer des individus qui les contrôlent. Malheureusement les élèves rentrent chez eux pendant les vacances et les enfants des rues ne reviennent jamais en cours après chaque fin de vacances. Tous les petits sont tatoués, parfois en signe d’appartenance à des adultes. Leur tête sont marqués par la drogue et l’alcool. Ils n’ont aucun soutien ni aucune personne de conseil pour s’en sortir.


Nos actions sur place


Grâce à de nombreux mois de contacts préalables avec des habitants namibiens, nous avons rencontré Heather. Elle a une cinquantaine d’année et est américaine. Elle est à priori la seule personne à se soucier de cette cause dans le pays. Directement en lien avec le ministère de la jeunesse, nous avons grâce à elle pu avoir un contact avec le gouvernement.

Premièrement, nous avons acheté de la nourriture pour 2 femmes vivants dans le pire quartier du pays : La Havana. L’une a adopté 5 enfants, la deuxième 4. Nous avons voulu récompenser leur générosité en leur apportant des sacs remplis de nourriture pour subvenir aux besoins des enfants pendant quelques semaines.


Deuxièmement, nous avons préparé une journée sur mesure pour 20 enfants des rues. Nous avons fait le tour des quartiers avec Heather pour les informer d’une journée exceptionnelle le lendemain. Malheureusement, seuls 15 des 20 enfants viendront au point de rendez vous. 5 furent menacés par des dealers et restèrent dans leur quartier à faire la manche pour les payer en fin de journée.


Description de la journée :


Nous avons récupéré les enfants aux quatre coins de la ville grâce à un mini van prêté pour l’occasion par le ministère. Puis nous nous sommes rassemblés dans une école mise à notre disposition. Nous leur avons offert un caleçon propre, du savon et du shampoing pour qu’ils prennent une douche. Certains d’entre eux n’en avaient pas pris depuis des mois. Ils se firent raser la tête par Heather qui avait apporter une tondeuse.


Ensuite nous avons installé deux grosses enceintes et un micro dans la cour de l’école et Freddy (un bénévole de 21 ans) fit le DJ. Les enfants riaient et prenaient du bon temps : ils adorent chanter et danser (à ne pas manquer dans notre vidéo !!!). Nous avons servi un petit déjeuner et un match de foot fut organisé pendant 1h30. Après un déjeuner bien mérité, nous avons pris la direction d’une école secondaire à 25 km de Windhoek. Nous avions contacté préalablement cet établissement afin d’organiser un match entre 11 de leurs étudiants et nos enfants. Cela permit à nos petits de voir ce qu’était un établissement scolaire et à côtoyer pendant quelques heures d’autres enfants de leur âge. Le match s’est très bien déroulé même si nous avons perdu. En effet, les enfants des rues adorent le football mais n’ont pas l’occasion de le pratiquer. Après le match, nous sommes revenus à la première école pour un dernier repas ensemble et pour un débriefing de la journée.


Le futur des enfants des rues


Le ministère a vraiment été bouleversé par notre implication. Ils ont premièrement proposé aux 15 enfants de dormir dans l’école à la fin de la journée. Sans cette proposition, les enfants auraient dû rentrer dans leur quartier et travailler toute la nuit pour rattraper l’argent qu’ils n’avaient pas gagné durant la journée pour les dealers. Aussi, l’école secondaire qui a accueilli le match de football est rentrée en discussion avec le ministère pour ouvrir ses portes à quelques enfants. Une prise en charge 365 jours par an devrait être mise en place.

Nous avons vraiment vu de l’espoir dans les yeux d’Heather. Bénévole depuis de nombreuses années, elle fut ravie de notre implication dans sa cause. Quelques jours après notre départ de Namibie, elle nous disait déjà que notre passage avait fait bouger pleins de choses et fait évoluer les mentalités sur ce sujet.


Nous avons donc un grand espoir qu’une prise en charge de nombreux enfants des rues soient envisagée dans les semaines à venir.


Nous vous mettons à disposition notre tableau récapitulatif de nos dépenses en Namibie avec le compte Children World Tour.


À bientôt,

Children World Tour

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