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Children World Tour en Inde

Nous venons de rentrer dans le dernier quart de notre voyage. Parfois, nous repensons à nos nombreuses expériences passées. Nous sommes fiers d’avoir accomplis tout ce travail en Amérique du Sud et en Afrique. Mais notre principale préoccupation est de faire au moins aussi bien en Asie. Après l’Iran, nous avions à cœur de réaliser une mission utile pour la jeunesse indienne. À ce jour, environ 60 millions d’enfants travaillent en Inde ; cela représente 13% de leur population. Pourquoi travaillent-ils ? Notamment car la population est très pauvre et ils sont une main d’œuvre lucrative. Ici, seulement 10% des personnes reçoivent une retraite. Les familles n’ont souvent pas d’autres choix que d’employer les enfants.


De ce fait, nous tenions à soutenir une école non gouvernementale qui permet aux enfants d’avoir une éducation. Étant donné que beaucoup d’organismes sont présents dans la capitale, nous avons voulu prendre de la distance avec Delhi.

Par l’intermédiaire d’une connaissance commune, c’est à Jaipur que nous rencontrerons notre contact. Ce dernier, nommé Raju, a dépensé toutes ses économies pour fonder une petite école dans un village de la banlieue de Jaipur. C’est ce projet que nous avons décidé de soutenir.

En parallèle de cet article retraçant nos actions humanitaires, nous vous invitons à lire notre article : « Notre séjour en Inde » où vous trouverez des informations sur notre parcours et nos coups de cœur. De plus, une vidéo récapitulative de notre mission est disponible sur Youtube.



Problématique


Dans le village de Gathwari, à 40 km au nord de Jaipur, une école gouvernementale existe depuis longtemps. Beaucoup de familles payent annuellement les frais d’entrées pour leurs enfants. Mais beaucoup ne le peuvent pas. Ce village est en périphérie de la grande ville et les emplois y sont beaucoup plus rare. Ici les gens ne vivent pas, ils survivent.



Parmi eux, un homme nommé Raju. Âgé de 38 ans, il a grandi à Gathwari jusqu’à ses 25 ans. Ses parents étaient très pauvres et il n’a pas eu la chance d’aller à l’école. Grâce à une grande abnégation, il a réussi à gagner sa vie en ville en multipliant les travails. Il y a 5 ans, il eut l’idée de construire une école pour les enfants de son village natal. L’idée prit forme en 2017 lorsqu’il rencontra une femme Italienne de 50 ans qui fut touchée par son projet. Ensemble, ils réunirent 15 000 euros et construisirent cette école. Finalisée en juin 2019, 30 enfants ont effectué leur rentrée dans cet établissement début juillet.


En créant cet établissement, Raju souhaitait à tout prix offrir l’intégralité des services aux élèves : frais d’admission, uniformes et matériel scolaire. Une revanche sur la vie, qui ne lui a pas permis d’avoir cette chance étant plus jeune.


Mais, il n’a plus d’argent. En effet, Raju a épuisé toutes ses ressources dans ce projet et il peine à le maintenir en vie :

- Les professeurs ne sont pas payés

- Les enfants n’ont pas de table pour poser leur matériel

- Aucun support de cours n’est distribué aux élèves


L’Italienne qui soutient Raju lui envoie mensuellement une somme de 350 euros pour tous les frais de l’établissement. Mais cela ne suffit pas.

Pour contrer ce manque de moyen actuel, nous avons décidé d’aider cette école pour permettre aux enfants une scolarité durable.



Nos actions sur place


Nous avons passé 3 jours dans l’école Lakhiwal Childrens Academy. Pour la totalité des élèves, il s’agit de leurs premiers mois à l’école. De ce fait, ils ne parlent pas anglais. Cela a donc été difficile de communiquer directement avec eux mais les professeurs, Raju et Google traduction nous ont aidé.

Pour être en ligne avec notre politique instaurée depuis le début de notre aventure, nous n’avons pas donné d’argent liquide à Raju. Nous continuons de mettre un point d’honneur à tout payer par nous même, afin d’être transparent sur la totalité de nos actions.


Premièrement, nous avons payé les 4 professeures et la cuisinière. Non payées depuis deux mois, elles menaçaient à juste titre de quitter l’établissement. Âgés de 17 à 23 ans, ces quatre jeunes institutrices ont besoin d’un salaire pour vivre. Il y a actuellement une forte demande de professeur en Inde, donc elles sont uniquement restées impayées dans cet établissement pour que les enfants continuent d’avoir une éducation. Sans elles, le projet coule. Elles sont les personnes les plus investies et les plus importantes de l’école.

De plus, la cuisinière est une dame âgée qui donne sa vie pour les enfants. Elle est une personne de confiance et elle permet aux enfants d’avoir un repas équilibré tous les midis.


Deuxièmement, nous avons décidé d’acheter des bureaux pour tous les élèves. Avant cela, ils écrivaient recroquevillés ; le cahier sur les genoux. Les 30 enfants possèdent maintenant un bureau sur lequel livre, cahier et matériel reposent.



Troisièmement, nous avons trouvé essentiel de fournir aux élèves des livres pour étudier. Jusqu’à présent, les professeures faisaient uniquement des exercices sur le tableau et les petits regardaient. Seulement une dizaine d’enfants possédaient un cahier sur lequel ils prenaient des notes très succinctes. Dorénavant, chacun possède : un livre d’anglais, un livre de mathématiques et un livre d’hindi à son nom.

En plus de ces achats, nous avons passé de très bons moment avec eux. Rythmées par des cours d’anglais et des cours de mathématiques, les journées sont passées à toute allure.

L’école possède également un petit jardin derrière l’établissement qui permet aux élèves de se défouler une heure par jour. Nous y avons organisé beaucoup de jeux permettant aux élèves de découvrir d’autres sports que le cricket.



Le futur de Lakhiwal Childrens Academy


Il s’agit surement d’un des avenirs les plus incertains des institutions que nous avons aidées jusqu’à ce jour. Raju n’a pas véritablement de plan pour couvrir tous les frais mensuels. D’une honnêteté sans appel, il nous a dit qu’une grosse somme d’argent devrait arriver au mois de décembre. Nous l’espérons. Cela permettrait de payer le conducteur du minibus qui amène les enfants tous les jours à l’école et les ramène chez eux. Lui aussi n’a pas été payé depuis deux mois, mais nous n’avions pas assez de budget pour lui donner l’argent qu’il réclame.

De grosses inquiétudes demeurent donc de notre côté, notamment sur la paie des enseignants et de la cuisinière. Nous garderons un œil sur ce projet aussi longtemps qu’il le faudra, afin de booster Raju dans sa démarche.


Nous vous mettons à disposition notre tableau récapitulatif de nos dépenses en Inde avec le compte Children World Tour.




Si vous souhaitez aider cette petite école à survivre, envoyez-nous un message. Nous trouverons sans aucun doute un moyen de les aider davantage.


À bientôt,

Children World Tour