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Children World Tour en Bolivie


La quatrième mission de notre projet vient de se terminer. Le projet mis en place en Bolivie se présente comme une exception à notre idée de départ : l’aide fournie ne fut pas destinée uniquement aux enfants mais à deux communautés entières. Nous sommes heureux de vous dévoiler toutes nos actions en terre Amazonienne.



En parallèle de cet article retraçant nos actions humanitaires, nous vous invitons à lire notre article « Notre voyage en Bolivie » où vous trouverez des informations touristiques sur ce somptueux pays. De plus, une vidéo récapitulative de notre voyage en Bolivie est disponible sur Youtube ! Nous vous invitons fortement à aller la voir car elle se présente comme la vidéo la plus aboutie depuis notre départ… Et de loin ! Nous attendons vos retours…



Problématique :

La forêt Amazonienne est la plus grande forêt au monde. Elle s’étend sur 9 pays différents et représente près de 50% des forêts tropicales terrestres. Comportant 400 milliards d’arbres et 16 000 espèces différentes, elle est aussi appelée « Le poumon de la Terre ».


Malheureusement depuis plusieurs décennies, la déforestation s’est accélérée jusqu’à atteindre un pic dans les années 1990. En Bolivie, de nombreuses entreprises s’implantent chaque année non loin des communautés indigènes vivant dans la forêt. À la recherche de matières premières, minerais et bois, ces exploitations ne se soucient pas de l’environnement et de la biodiversité qui les entourent. De ce fait, la forêt et les fleuves sont directement touchés par cette nouvelle pollution. L’environnement change et impacte les communautés : les fleuves sont de plus en plus pollués et cela modifie le système météorologique. Les pluies sont de plus en plus violentes et le niveau des fleuves monte plus rapidement. Verdict : les rives des fleuves s’écroulent depuis quelques années ; les cours d’eau sont de plus en plus larges. Les communautés, possédant leur village respectif à proximité du fleuve, subissent des dégâts irréversibles : leurs maisons, proches des rives, sont une à une emportées par les éboulements terrains. La situation est très urgente car dans peu de temps, c'est tout leur village qui sera emporté.



De plus, l’état bolivien ne leur vient pas en aide. Premièrement, quasiment aucun soutien matériel et financier n’est débloqué pour aider ces communautés trop reculées. Deuxièmement, il n’y a aucun projet de loi concernant la limitation du nombre d’entreprise en zone forestière. Troisièmement, l’état a pour projet de construire un barrage non loin de Rurrenabaque (la plus grosse ville située en forêt amazonienne bolivienne). Ce dernier plongerait sous l’eau près de 100 villages indigènes (représentant 15 000 personnes) situés sur les rives. Les chefs des différents villages se réunissent dorénavant une fois par mois afin d’établir un plan d’actions pour contrer ce projet. Si ce dernier est approuvé, cela serait une catastrophe pour tous ces habitants.



Nos actions sur place :


Une vingtaine de jour avant notre arrivée en Bolivie, un immense éboulement de terrain suivi d'importantes inondations toucha deux villages situés sur les bords du Rio Béni. Les villages Torewa et Quiquibey perdirent plusieurs de leurs maisons dans cette catastrophe naturelle mais surtout des quantités gigantesques de bananes, aliment majeur récolté qui leur permet de se rendre en ville pour marchander. C’est pourquoi notre contact sur place nous informa de leur situation de détresse : un manque cruel de nourriture est à déplorer. Les maisons balayées par le Rio Béni ont emporté avec elles de nombreuses provisions.

C’est pourquoi nous avons décidé de leur venir en aide à notre échelle.

Après avoir loué une barque d’une quinzaine de mètre à Rurrenabaque, nous l’avons chargée de plusieurs dizaines de kilos en nourriture de première nécessité (riz, pâtes, farine) et également des sacs de vétements récupérés en ville.



Situés à 3 heures de barque de Rurrenabaque, ces deux villages d’une quarantaine de familles respectives nous attendent.

Accompagnés des deux chefs de village venus nous chercher pour l’occasion, de deux institutrices du village de Torewa ainsi que de notre contact local animé par l’aide aux différentes communautés de la région, nous grimpons dans cette barque pour 3 heures de voyage du modeste port de Rurrenabaque.

Assis sur des sacs de riz, nous discutons longuement avec tout l’équipage afin de comprendre plus précisément les problématiques que nous vous écrivons aujourd’hui.



Après avoir accostés sur la rive droite du fleuve, c’est un quart du village de Torewa qui nous attend. Une chaîne humaine est formée afin de transporter la nourriture au cœur du village plusieurs dizaines de mètres plus loin. Quelques minutes après, nous regardons attentivement le chef du village au centre des quarante familles. Muni d’une feuille et d’un crayon à papier, il distribue équitablement toutes les provisions.


Trois heures plus tard, après de nombreux jeux avec les enfants et une discussion très enrichissante avec les anciens du village, c’est le cœur lourd que nous les quittons. Ils ne peuvent pas nous accueillir pour la nuit. Nous devons donc rejoindre le village de Quiquibey où une deuxième communauté nous attend.



Ici, nous y resterons deux jours. Après avoir déchargé le matériel restant, nous sommes très chaleureusement accueillis par cette petite communauté vivant à des dizaines de kilomètres d’un autre village.

Deux nuits et deux jours plus tard, les adieux sont très difficiles. Ils nous remercient tous mais nous leur rendons instantanément leur remerciement. En effet, vivre à leur coté pendant ces quelques jours a été nous un enrichissement personnel inestimable. D’habitude impossible à intégrer pour les touristes, ces deux communautés nous ont exceptionnellement ouvert leurs portes… Nous espérons leur avoir apporté un dixième du plaisir qu’ils nous ont apportés à vivre en leur compagnie.



Le futur de Torewa et Quiquibey :


Vivant en quasi-complète autarcie, une communication directe avec ces villages est impossible. C’est pourquoi aucune cagnotte ou aucun site internet n’est disponible.

Un croisement de doigt pour l’annulation/le report du projet de barrage est malheureusement la seule chose à ce jour possible pour les aider.

En revanche si vous prévoyez un voyage en forêt Amazonienne Bolivienne et que vous souhaitez aider une de ces deux communautés, n’hésitez pas à nous contacter sur notre adresse e-mail childrenworldtour@gmail.com . Nous vous mettrons en relation avec notre contact et ami Waldo qui se fera une joie de vous guider au sein de ces villages.



Nous vous mettons à disposition notre tableau récapitulatif de nos dépenses avec le compte Children World Tour. Vous pouvez trouver les factures ci – joint. Compte tenu du poids limité de notre barque, nous n’avons pas dépensé entièrement notre budget normalement réservé à ce pays ; l’excédent de 160 euros sera divisé en part égale pour la vingtaine de pays restant.


N’hésitez pas à nous transmettre vos commentaires !


À bientôt,


Children World Tour